L’énergie éolienne terrestre et offshore

Les températures caniculaires de l’été 2018 en France et sur une partie de l’Europe le confirment : la Terre se réchauffe. Les énergies fossiles et leurs moyens de production actuels associés au mode de vie de plus de 7 milliards de terriens en sont tenus pour responsables.

 

La transition énergétique est à l’ordre du jour, avec le développement de l’utilisation des énergies vertes, destinées à lutter contre le réchauffement climatique.

Quel est le rôle assigné à l’énergie éolienne sur terre et sur mer ?

Quid du parc éolien français ?

 

Le vent produit de l’énergie


Éole peut servir une part importante du système énergétique car il est considéré comme une
source d’électricité fiable et compétitive.

Deux formes d’utilisation

Créée au moyen d’un dispositif aérogénérateur, l’énergie renouvelable issue du vent s’utilise de 2 manières :

  • Mécanique: l’énergie est conservée. Elle servira à faire avancer un bateau en gonflant ses voiles, de pomper l’eau d’un puits ou de faire tourner la roue à moudre d’un moulin à vent.
  • Électrique: l’énergie mécanique accumulée est ici transformée en électricité, grâce à un générateur activé par les pales du rotor de l’éolienne. Le tout est relié à un réseau électrique. C’est aujourd’hui le cas le plus fréquent. La vitesse du vent idéale avoisine les 50 km/h pour une efficacité optimale.

 

La France, mauvaise élève en énergie éolienne

 

La France possède le 2ème potentiel éolien européen, après la Grande-Bretagne, mais n’arrive qu’en 5ème position en matière de production.

La transition énergétique peine à éclore pour produire une électricité différente, car le mix énergétique électrique y est dominé par l’énergie nucléaire.

 

La filière éolienne y concentre un tiers des capacités de la puissance du parc de production d’électricité d’origine renouvelable, l’hydraulique en constituant les 2 tiers.

Acteur majeur de cette transition énergétique mais dépendante des conditions climatiques, cette source reste cependant intermittente et nécessite généralement d’être couplée avec d’autres unités de production.

Au 31 Mars 2018, la puissance éolienne totale raccordée était, en France, de 13 641 MW. Ce type de production représentait environ 5 % de la consommation électrique nationale en 2017.

 

Il y a 3 ans le pays s’est fixé le but d’atteindre 40 % d’énergies renouvelables concernant sa production électrique en 2030 . La transition énergétique passe obligatoirement par une croissance verte.

Des mesures devraient permettre d’obtenir 26 GW d’éolien terrestre dès 2023 et 3,5 GW d’éolien en mer, soit 23% d’énergie éolienne dans le mix électrique français.

 

Le parc éolien français


Il devrait rapidement évoluer.

Sur terre ou onshore

Les grands sites terrestres rassemblent en France plus de 7000 éoliennes. La carte du parc est inégalement répartie, son implantation restant déterminée en priorité par des facteurs politiques, économiques ou sociaux (opposition des riverains, zones protégées, etc.)

La façade ouest du pays, la vallée du Rhône et le Languedoc Roussillon concentrent les zones régulièrement et fortement ventées.

 

Sur mer ou offshore

Fixées dans le sol ou ancrées au fond de la mer, l’installation des éoliennes est coûteuse, mais elles captent des vents plus soutenus et réguliers. La France n’en possède pas encore quand l’Europe compte plus de 4 000 éoliennes de ce type en activité. Mais la mise en chantier de six parcs vient d’être confirmée par Emmanuel Macron en juin 2018. L’estimation du potentiel offshore français est de 30 000 MWA.