Existe-t-il des offres « vertes » pour le gaz ?

Tout comme l’électricité verte, l’offre de gaz vert est aujourd’hui une réalité. En effet, les consommateurs se rendent compte progressivement de l’impact que peut avoir leur choix sur l’environnement. Cet esprit responsable est le principal moteur du développement de ce marché en France particulièrement. Découvrons ce qui en est réellement et qu’elles sont les enjeux dans les années à venir ?

Qu’est-ce que le gaz vert ?

 

On désigne par ce terme en fait le biométhane. Cette ressource connait aujourd’hui un engouement considérable et son avenir est tout aussi prometteur. On connait tous ce qu’on entend par gaz naturel, qui provient de nos sous-sols. Par contre, le biométhane est quant à lui obtenu à l’aide de procédé chimique et biologique : la digestion anaérobie. Le processus ayant pour but de décomposer des déchets de matières organiques, en utilisant des bactéries. Comme son nom l’indique, l’opération se déroule dans un environnement sans oxygène et au bout du compte, on obtient les trois éléments suivants : un engrais stable, du biogaz et enfin de l’eau. À partir de ce biogaz, on retire le CO2 encore présent pour obtenir du méthane. En effet, on obtient ainsi un mélange de gaz dont la composition est à plus de 97 % du méthane. L’avantage avec ce dernier est qu’il dispose des mêmes caractéristiques thermiques que le gaz naturel et pourrait tout bonnement être distribué via le réseau urbain. Cette offre est aujourd’hui en plein essor, et a été autorisée en France depuis 2011. À la fin de l’année 2016, on ne comptait pas moins de 26 sites d’injection dans toute la France, pour seulement 17 en 2015. Cette alternative a pu approvisionner l’équivalent de 18 000 foyers et 1000 bus.

Qu’est-ce que le compensé carbone ?

L’offre verte ne s’arrête pas seulement au biométhane, mais aussi à un élément que l’on appelle « compensé carbone ». On pourrait penser qu’il s’agit de l’équivalent de l’électricité verte, mais ce n’est pas vraiment le cas. Effectivement, l’électricité verte est obtenue avec une énergie renouvelable. Il pourra s’agir de vent par exemple pour les éoliennes, de l’eau pour les centrales hydroélectriques ou encore du soleil pour les panneaux photovoltaïques. Or, le compensé carbone se présente lui sous forme de gaz naturel classique, c’est-à-dire issu de nappes d’hydrocarbures. La différence réside donc dans l’émission de carbone qui est produite lorsque le fournisseur opère la combustion de ce dernier. Ainsi, le principe de fonctionnement repose en fait sur un système de compensation des émissions carbonées. Pour cela chaque consommateur participera, en contrepartie de sa consommation, à des investissements pour des projets dits responsables.

Ainsi, l’offre verte est bien une réalité pour ce type de combustible, car d’autres projets sont actuellement en cours et son évolution n’a rien envié à celui de l’électricité verte.

Pour plus d’infos :

https://lejournal.cnrs.fr/articles/le-gaz-vert-une-alternative-au-gaz-naturel